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Course minimum : comment fixer ton prix plancher

C'est le premier test du verdict — avant même le prix au kilomètre. Un plancher trop bas laisse passer les courses qui mangent ta journée.

4 questionsMis à jour le 19 août 20263 min de lecture

Dans ce guide — 4 questions

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Qu'est-ce qu'une course minimum, concrètement ?

Le montant en dessous duquel tu refuses une course sans même regarder son prix au kilomètre. Elle protège le temps incompressible que toute course consomme — l'approche, l'attente, les manœuvres, le retour en zone — et qu'aucun ratio kilométrique ne mesure. Dans l'algorithme du verdict, ce test passe en premier, avant le calcul du €/km.

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Comment calculer ton montant plancher ?

Multiplie ton objectif de chiffre d'affaires horaire par le temps qu'une course courte mobilise réellement. Une course de dix minutes en occupe souvent trente, approche et retour compris. Si tu vises 50 € de chiffre d'affaires par heure, une demi-heure vaut 25 € — c'est ton plancher. Vise moins, il descend ; l'essentiel est qu'il vienne d'un calcul, pas d'une impression.

Le réglage par défaut du site — 25 € — correspond exactement à ce scénario : 50 € de l'heure sur une demi-heure mobilisée. Ce n'est pas une recommandation universelle, c'est un point de départ à remplacer par ton objectif réel.

Attention : c'est un objectif de chiffre d'affaires, pas de revenu. Les charges et les cotisations en sortiront — le guide sur le revenu réel montre combien.

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Pourquoi un plancher trop bas coûte plus qu'il ne rapporte ?

Parce qu'une course occupe un créneau, et qu'un créneau n'est disponible qu'une fois. Accepter 9 € pour trente minutes, c'est rendre indisponible la demi-heure où une course au plancher pouvait arriver. Ce manque à gagner n'apparaît sur aucun relevé — c'est pour ça qu'on ne le sent pas, et c'est pour ça qu'il faut une règle.

S'y ajoutent les coûts réels de la course elle-même : carburant, usure, kilomètres d'approche. Une course sous le plancher perd deux fois — sur ce qu'elle paie, et sur ce qu'elle empêche.

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Faut-il le même plancher à toute heure ?

Pas forcément. Le plancher protège ton temps, et ton temps ne vaut pas pareil à 15 h un mardi et un samedi soir de pointe. Monter le plancher quand la demande monte est cohérent ; le baisser en heure creuse peut l'être aussi, tant que la course couvre au moins tes coûts. L'essentiel : une règle explicite par plage horaire, jamais un ressenti.

Dans l'application, la course minimum se règle une fois et le verdict l'applique à chaque offre — la règle tient même en fin de shift, quand la fatigue négocie à la baisse.