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Coût de revient VTC : la méthode, chiffre par chiffre

Le calcul tient en trois lignes. Ce qui coince, ce n'est pas la formule — c'est de savoir ce qu'on met dedans.

Mis à jour le 13 août 2026

Comment calculer son coût de revient au kilomètre ?

Additionne tes charges fixes annuelles et tes charges variables multipliées par ton kilométrage annuel, puis divise le total par ce même kilométrage. Le résultat est ton coût par kilomètre parcouru. Il te dit à partir de quel prix tu cesses de perdre de l'argent — pas à partir de quel prix tu gagnes ta vie.

Les charges fixes ne dépendent pas des kilomètres : assurance, leasing ou crédit du véhicule, licence, comptable, cotisation foncière, téléphone. Tu les paies que tu roules ou non.

Les charges variables tombent au kilomètre : carburant ou électricité, pneus, entretien, lavage. Elles grossissent quand tu roules plus.

L'amortissement du véhicule est la ligne la plus souvent oubliée. Un véhicule perd de la valeur en roulant : si tu ne la comptes pas, ton coût est artificiellement bas et tu t'en apercevras au moment de le remplacer.

Faut-il compter tous les kilomètres, ou seulement ceux avec un passager ?

Les deux, mais pas au même endroit. Le coût se calcule sur tous les kilomètres parcourus, approches comprises. Le prix de vente, lui, ne se facture que sur les kilomètres avec passager. C'est cet écart qui fait que ton seuil d'acceptation est bien plus haut que ton coût.

Un chauffeur qui roule 45 000 km par an avec 40 % d'approches et de retours à vide ne facture que 27 000 km. Les 18 000 kilomètres restants coûtent sans rien rapporter — et leur coût est porté par les 27 000 autres.

Quelle est l'erreur la plus fréquente dans ce calcul ?

Oublier les cotisations sociales, ou les additionner aux charges. Elles se calculent sur le chiffre d'affaires encaissé, pas sur ce qui reste. Il faut donc remonter au chiffre d'affaires qui, une fois les cotisations payées, couvre encore les coûts et la rémunération visée.

La formule est une inversion, pas une addition : chiffre d'affaires nécessaire = (coûts + rémunération visée) ÷ (1 − taux de cotisations).

Sur un cas où il faut couvrir 49 800 € avec un taux de 22 %, l'addition naïve donne 60 756 € et l'inversion 63 846 €. Rapporté aux kilomètres facturés, l'écart déplace le seuil de plus de 25 %.